Études de médecine 2026 : France vs Belgique

« Après huit années à accompagner des étudiants en médecine, de la première tentative PASS jusqu’à la soutenance de thèse , je mesure pleinement l’exigence de ce parcours. La structure du cursus a profondément évolué avec les réformes récentes, et chaque étudiant doit désormais jongler entre la rigueur académique, les stages cliniques et une charge mentale considérable. Mon rôle est de vous transmettre une vision claire et actuelle de ce qui vous attend, pour que vous puissiez prendre vos décisions en toute connaissance de cause. » – Adam Lapin, Rédacteur et correcteur professionnel chez Rédaction-Mémoire, diplômé de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université.

études de médecine

    Les études de médecine : Le guide complet pour les futurs étudiants

    Les études de médecine forment les futurs professionnels de santé via un parcours long, sélectif et structuré en cycles progressifs. Que vous soyez lycéen en phase d’orientation, étudiant envisageant une réorientation ou candidat international, ce guide rassemble les informations essentielles : voies d’accès (PASS, L.AS), organisation des cycles (DFGSM, DFASM, DES), coûts détaillés et perspectives de carrière.

    Contexte 2026 : La formation médicale demeure l’une des plus exigeantes d’Europe, avec une durée moyenne de 9 à 12 ans selon la spécialité. Selon l’Union Européenne des Médecins Spécialistes (UEMS, rapport 2024), la formation médicale européenne reste parmi les plus longues et rigoureuses, avec des durées moyennes variant de 6 ans pour la médecine générale à 12 ans pour la chirurgie spécialisée selon les pays.

    Les taux de réussite en première année restent modérés. D’après le rapport statistique du Ministère de l’Enseignement Supérieur (MESR, 2023), le taux de passage en deuxième année de santé en France s’établit entre 15 et 20 % selon les universités, malgré l’augmentation progressive des capacités d’accueil depuis 2020. À titre de comparaison, environ 12 % des étudiants valident leur première année en 2018, et 21 % après deux tentatives.

    🔔 Mise à jour 2026 : Depuis 2024, les Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN) remplacent définitivement les anciennes Épreuves Classantes Nationales (ECN). Selon le Centre National de Gestion (CNG, documentation EDN 2024), les EDN modernisent l’évaluation en fin de 2e cycle en combinant questions numériques, examens cliniques objectifs structurés (ECOS) et prise en compte du parcours étudiant.

    Calendrier clé 2025-2026

    PériodeÉvénementPublic concernéRemarques
    Janvier-marsParcoursup : vœux PASS/L.ASLycéensConfirmation avant mi-mars
    Avril-maiParcoursup : réponsesLycéensAcceptation définitive début juillet
    SeptembreRentrée universitairePASS/L.AS 1re annéeDébut des enseignements
    Juin-juilletExamens PASS/L.ASFin 1re annéeSélection pour admission 2e année
    DécembreEDN : inscriptionsDFASM3 (6e année)Dossier en ligne CNG
    Avril-maiEDN : épreuvesDFASM3 (6e année)Écrits + ECOS + parcours
    JuilletEDN : résultats et choixFuturs internesAffectation spécialité/ville
    Juillet-aoûtBelgique : examen entréeCandidats non-résidentsSession annuelle ARES
    Octobre-décembreBourses CROUSTous étudiantsDossier social étudiant

    France ou Belgique : où faire ses études de médecine ?

    La France et la Belgique partagent une tradition d’excellence en formation médicale, mais leurs systèmes d’admission, leurs structures curriculaires et leurs coûts diffèrent significativement. L’accès est concurrentiel en France via les parcours PASS ou L.AS, alors qu’il repose sur un examen d’entrée national en Belgique. Les durées de formation restent équivalentes, mais les frais d’inscription et les coûts annexes varient considérablement entre les deux pays.

    CritèreFranceBelgique
    Conditions d’admissionPASS ou L.AS (sélection universitaire locale)Examen d’entrée national (QCM sciences), quota de 15 % au non-résidents
    Structure du programmeDFGSM (3 ans), DFASM (3 ans), DES (3-6 ans)Bachelier de médecine (3 ans), Master de médecine (3 ans), Spécialisation (3-6 ans)
    Durée totale9 à 12 ans9 à 12 ans
    Coût résidentsInscription ~170-600 €/an + CVEC 100 €FWB ~835 €/an ; Flandre ~945 €/an
    Coût non-résidents UEMême tarif résidentsFWB jusqu’à 4 175 €/an ; Flandre jusqu’à 5 000 €/an selon université
    Reconnaissance du diplômeReconnu UE (directive 2005/36/CE) ; inscription Ordre obligatoireReconnu UE ; inscription Ordre local requise

    Sources :

    « En Belgique francophone, un quota de non-résidents fixé à 15 % limite l’accès des étudiants étrangers aux études de médecine et de dentisterie depuis 2017 ». – Euroguidance Europe, Guide des études médicales en Europe 2024. euroguidance-france.org.
    « Les droits d’inscription universitaires en France pour 2025-2026 s’élèvent à 170 € en Licence, 243 € en Master et 380 € en Doctorat pour les étudiants nationaux et communautaires ». — MESR, Arrêté frais de scolarité 2025. enseignementsup-recherche.gouv.fr.

    Remarque sur le quota en Belgique : Certaines sources mentionnent un quota de 30 % pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais selon l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES, règlement d’admission 2024), le quota de non‑résidents pour l’accès aux études de médecine est fixé à 15 %. Cette valeur de 15 % est confirmée par Euroguidance. En cas de divergence ou pour l’année 2025‑2026, une vérification directe auprès de l’ARES est nécessaire.

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    Déroulement, cycles et durée des études de médecine

    Le cursus médical français s’organise en trois cycles progressifs, du socle scientifique à la spécialisation hospitalière. Chaque cycle répond à des objectifs pédagogiques distincts et prépare aux responsabilités croissantes du métier.

    Premier cycle : DFGSM (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales)

    ⏳ Durée : 2 à 3 ans selon le parcours (PASS validé en année 1, ou L.AS puis intégration en L2/L3 santé).

    Le DFGSM construit les bases scientifiques : anatomie, physiologie, biochimie, sémiologie, initiation clinique. Un stage infirmier obligatoire de 4 semaines ainsi qu’un minimum de 12 semaines de stages hospitaliers sur 2 ans sont requis. Le premier cycle médical français inclut obligatoirement 12 semaines de stages pratiques et un stage infirmier de 4 semaines à temps plein. L’objectif pédagogique est de maîtriser les sciences fondamentales et d’acquérir les premiers réflexes cliniques.

    Deuxième cycle : DFASM (Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales)

    ⏳ Durée : 3 ans (M1 à M3) – externat.

    La formation clinique est intensive : rotations hospitalières obligatoires (médecine, chirurgie, pédiatrie, gynécologie-obstétrique, psychiatrie, urgences), avec un minimum de 25 gardes sur 3 ans. Les externes accomplissent au minimum 25 gardes nocturnes ou de week‑end pendant leur externat, principalement aux urgences hospitalières. L’étudiant hospitalier dispose d’un statut rémunéré (indemnités variables selon l’année, environ 100 à 200 € par mois hors gardes). Le cycle se clôt par une préparation intensive aux Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), qui remplacent les ECN depuis 2024. Selon l’Onisep, l’admission en 3e cycle repose sur trois composantes :

    • Épreuves écrites dématérialisées (50 %) ;

    • Examens cliniques objectifs structurés (ECOS, 40 %) ;

    • Évaluation du parcours étudiant (10 %).

    L’objectif pédagogique est de développer l’autonomie clinique et de préparer la transition vers la spécialisation.

    Troisième cycle : DES (Diplôme d’Études Spécialisées) ou internat

    ⏳ Durée : 3 à 6 ans selon la spécialité (3 ans pour la médecine générale, 4 à 6 ans pour les autres).

    La formation spécialisée se déroule en trois phases :

    • Socle (1-2 ans) ;

    • Approfondissement (2-3 ans) ;

    • Consolidation avec statut de docteur junior (1-2 ans).

    Les stages sont semestriels à temps plein, avec une rémunération progressive (environ 1 800 € brut par mois en première année à 2 500 € brut par mois en fin d’internat selon les grilles nationales). La formation se conclut par la soutenance d’une thèse d’exercice, qui confère le titre de docteur en médecine et permet l’inscription à l’Ordre.

    Pour les étudiants souhaitant approfondir la distinction entre thèse et mémoire, cette étape marque l’aboutissement d’un travail de recherche personnel et original. L’objectif pédagogique est d’acquérir l’autonomie dans la spécialité et de valider un travail de recherche personnel.

    Accès aux études de médecine en France : PASS, L.AS et passerelles

    Depuis 2020, deux voies principales structurent l’accès aux études de santé en France : le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) et la L.AS (Licence avec option Accès Santé). Cette réforme vise à diversifier les profils admis et à offrir une seconde chance aux étudiants non retenus en première tentative.

    PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé)

    La sélection repose sur les résultats universitaires (évaluations continues, partiels) ainsi que sur des épreuves orales ou écrites selon les universités. Selon l’Université de Rennes 1 (modalités d’accès santé, décembre 2025), tout étudiant dispose de deux chances pour candidater aux études de santé durant son premier cycle

    Il n’y a pas de redoublement possible en PASS : en cas d’échec, l’étudiant peut se réorienter en L2 de sa mineure ou candidater ultérieurement via une L.AS. Ce parcours s’adresse à un profil très scientifique, avec un projet médical affirmé et une capacité à supporter une charge de travail dense dès la première année.

    L.AS (Licence avec option Accès Santé)

    La L.AS est une licence disciplinaire classique (biologie, droit, STAPS, lettres, etc.) complétée par des enseignements en santé. La sélection se fait par des épreuves spécifiques (écrites ou orales) en fin d’année (L1, L2 ou L3), avec des règles locales variables, souvent deux tentatives maximum. Comme le rappelle l’Université de Rennes 1, tout étudiant a deux chances pour candidater aux études de santé durant son premier cycle. À l’issue de la L.AS, l’étudiant peut être admis en DFGSM2 ou poursuivre sa licence d’origine tout en tentant à nouveau sa chance. Ce parcours convient aux étudiants souhaitant un filet de sécurité académique et ayant un intérêt bilatéral pour une discipline non médicale.

    Discipline L.ASUE Santé (exemples)Débouchés si échec
    BiologieAnatomie, Physiologie, BiochimieMaster en Biologie, Recherche, Biotechnologies
    DroitSanté Publique, Bioéthique, Législation médicaleMaster en Droit de la santé, écriture du mémoire, Carrières juridiques
    STAPSPhysiologie de l’exercice, PréventionMaster STAPS, Métiers de sport-santé
    Lettres/Sciences HumainesHistoire de la médecine, Psychologie de la santéMaster en Éthique médicale, Communication santé

    « Les candidatures aux études de santé sont évaluées en grande partie sur les notes obtenues en 1re année universitaire ; il est donc recommandé de choisir un parcours correspondant à ses points forts au lycée ». – Parcoursup, Guide d’orientation santé 2025.

    Études de médecine en Belgique : admission, cursus et spécificités

    La Belgique offre un accès via un examen d’entrée national obligatoire, avec des quotas pour les non‑résidents et une structure LMD distincte. Destination privilégiée pour les étudiants francophones et néerlandophones, elle comporte des spécificités administratives et financières à anticiper.

    Examen d’entrée

    L’examen est obligatoire depuis 2017 pour la médecine et la dentisterie. Il se compose de QCM portant sur des sciences : biologie (30 %), chimie (25 %), physique (20 %), mathématiques (15 %) et langue (10 %). Les sessions sont annuelles, fin août (entre le 16 et le 31).

    Selon Euroguidance Europe (Études médicales en Belgique 2024), l’examen d’entrée se déroule une fois par an, fin août, avec classement des candidats par ordre décroissant des points obtenus.

    Quotas pour non‑résidents

    Le quota de non‑résidents belges pour les études de médecine en Communauté française (FWB) est fixé à 15 % (Euroguidance Europe, Belgique 2024). Une fois ce quota atteint, les candidats non‑résidents doivent obtenir un score supérieur à celui des résidents.

    Préparation et taux de réussite

    La préparation repose sur le programme du secondaire scientifique belge et sur les annales officielles de l’ARES. Le taux de réussite moyen se situe entre 30 et 40 % selon les années.

    Organisation des études : bachelier, master et spécialisation

    • Bachelier en médecine (3 ans) – équivalent du DFGSM. Ce cycle couvre les sciences fondamentales, la sémiologie et des stages d’observation, pour un total de 180 ECTS.

    • Master en médecine (3 ans) – équivalent du DFASM. Il comprend des stages cliniques intensifs et des rotations dans les services. Un travail de fin d’études (TFE), ou mémoire clinique, est requis (180 ECTS). Pour ceux qui rencontrent des difficultés dans la rédaction de ce mémoire, un accompagnement professionnel peut s’avérer précieux.

    • Spécialisation (3 à 6 ans) – équivalent du DES. La médecine générale dure 3 ans, les autres spécialités de 4 à 6 ans. Le candidat a le statut d’assistant ou de candidat spécialiste, avec une rémunération progressive. La formation se conclut par la soutenance d’une thèse d’exercice ou d’un mémoire de spécialité.

    Coûts et durée des études de médecine en Belgique

    En Communauté française (FWB), les résidents paient environ 835 € par an, tandis que les non‑résidents peuvent payer jusqu’à 4 175 € par an selon l’université (UCLouvain, ULiège, ULB, UNamur). En Communauté flamande, les résidents paient environ 945 € par an, et les non‑résidents jusqu’à 5 000 € par an (KU Leuven, UGent, VUB, Hasselt). Ces montants sont variables selon l’établissement ; il est donc nécessaire de consulter les sites officiels des universités pour obtenir les valeurs exactes.

    💰 Coûts annexes

    Le logement représente environ 300 à 500 € par mois, le matériel médical de 200 à 400 € par an, les transports de 150 à 300 € par mois, et l’assurance santé pour les non‑résidents environ 100 € par an.

    🕒 Durée totale

    La durée totale des études est de 9 à 12 ans selon la spécialité choisie, sans compter les tentatives éventuelles de l’examen d’entrée.

    CommunautéRésidentsNon-résidents UENon-résidents hors UE
    FWB835 €/anJusqu’à 4 175 €/anJusqu’à 4 175 €/an
    Flandre945 €/anJusqu’à 5 000 €/anJusqu’à 5 000 €/an

    Quel est le prix des études de médecine ?

    Un parcours médical s’étend sur 9 à 12 ans selon la spécialité, avec des coûts annuels variables. Une anticipation financière solide est donc essentielle.

    💰 Frais de scolarité et contributions

    En France, les droits d’inscription pour 2025‑2026 sont fixés à 170 € pour la Licence, 243 € pour le Master et 380 € pour le Doctorat, avec exonération pour les boursiers, auxquels s’ajoute la CVEC (100 € par an), selon le MESR (2025). Pour la Belgique, les frais sont détaillés dans la section dédiée.

    🏠 Logement et restauration

    Le logement coûte entre 250 et 600 € par mois selon la ville. En France, le repas au restaurant universitaire revient à environ 3,30 € pour un étudiant boursier et 6,70 € pour un non‑boursier ; en Belgique, il tourne autour de 5 €.

    📖 Matériel médical et livres

    Prévoyez 100 à 200 € pour l’équipement de base (stéthoscope, blouses, tensiomètre) et 100 à 300 € par an pour les livres.

    🚗 Transports et assurance

    Les transports représentent 30 à 75 € par mois. Une assurance responsabilité civile pour les stages coûte 50 à 100 € par an ; pour les non‑résidents en Belgique, une assurance santé est en outre nécessaire (environ 100 € par an).

    🎓 Préparation aux concours

    En PASS/L.AS, des tutorats associatifs gratuits existent, mais des prépas privées peuvent coûter de 1 000 à 3 000 €. La préparation aux EDN demande de 500 à 1 500 €.

    🙋🏻‍♂️ Spécificités étudiant médecine

    L’externat est indemnisé (environ 100 à 200 € par mois selon l’année, hors gardes). L’internat offre un salaire mensuel net détaillé dans la section « Salaires », ce qui allège la charge financière durant le 3e cycle. En contrepartie, les gardes de 24 heures et les stages hors ville d’étude génèrent des charges accrues. Selon l’ANEMF (indicateur coût rentrée 2024), un étudiant en 4e année de médecine dépense en moyenne 4 516,56 € à la rentrée.

    « Selon l’indicateur ANEMF, un étudiant en 4e année de médecine doit débourser en moyenne 4 516,56 € pour couvrir les frais de rentrée ». — ANEMF, Indicateur coût rentrée 2024.

    Financement, bourses et aides

    Des dispositifs publics et privés permettent d’alléger la charge financière des études médicales. Anticiper dès la première année maximise les chances d’obtenir un soutien.

    France (dispositifs principaux)

    Les bourses CROUS sur critères sociaux s’échelonnent de 1 032 € par an (échelon 0 bis) à 6 335 € par an (échelon 7), avec exonération des droits d’inscription et de la CVEC, selon le CROUS (simulateur 2025).

    Des aides régionales complémentaires existent (Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes, etc.), ainsi que des aides pour les stages en zones sous‑dotées. Le Contrat d’Engagement de Service Public (CESP) offre environ 1 200 € par mois contre un engagement de deux ans minimum dans une zone sous‑dotée (Ministère des Solidarités et de la Santé, 2024). Des prêts garantis par l’État (jusqu’à 15 000 € à taux préférentiel avec remboursement différé) sont également accessibles via Bpifrance. Enfin, des jobs compatibles avec les études existent : tutorat universitaire (environ 10 à 12 € de l’heure), gardes externes rémunérées (DFASM) et vacations médicales.

    Belgique (dispositifs principaux)

    En Fédération Wallonie‑Bruxelles (FWB), les allocations d’études varient de 1 500 à 5 500 € par an selon la situation (simulateur sur le site allocations-etudes.cfwb.be). En Flandre, le système Studietoelagen propose des barèmes similaires (simulateur sur studietoelagen.be). Des aides au logement existent sous forme de kots sociaux à tarif réduit (notamment à Louvain‑la‑Neuve et Liège).

    Conseils pratiques

    Simulez vos droits dès le lycée. Échelonnez l’achat du matériel en privilégiant l’occasion. Anticipez les dépenses liées aux stages (indemnités kilométriques). Cumulez les aides : bourse CROUS, aide régionale, job étudiant et CESP dans la mesure du possible.

    DispositifÉligibilitéMontant
    Bourse CROUS (FR)Critères sociaux1 032-6 335 €/an
    CESP (FR)Engagement zone sous-dotée~1 200 €/mois
    Prêt garanti État (FR)Sans cautionJusqu’à 15 000 €
    Allocations FWB (BE)Critères sociaux1 500-5 500 €/an
    Studietoelagen (BE)Critères sociaux1 500-5 500 €/an

    Diplômes, spécialités et FST

    Le cursus médical français se conclut par le diplôme d’État de docteur en médecine, obtenu après validation du DES et soutenance d’une thèse d’exercice. Des spécialisations complémentaires sont possibles via des formations spécialisées transversales (FST) ou des doubles cursus.

    Diplôme d’État de Docteur en Médecine

    L’obtention du diplôme requiert la soutenance publique d’une thèse d’exercice (en recherche clinique ou fondamentale) devant un jury universitaire, après validation complète du DES. Pour bénéficier d’un accompagnement dans cette étape cruciale, vous pouvez consulter notre aide à la thèse de médecine. L’inscription à l’Ordre est obligatoire pour exercer en France. Le titre est reconnu dans l’Union européenne (directive 2005/36/CE), sous réserve d’inscription à l’ordre professionnel local.

    DES et choix de spécialité

    Après les EDN, le choix de la spécialité s’effectue en fonction du rang national. La durée du DES varie de 3 à 6 ans. Parmi les spécialités médicales : médecine générale (3 ans), cardiologie, pédiatrie ou psychiatrie (4 ans chacune). Les spécialités chirurgicales (chirurgie générale, orthopédie, gynécologie-obstétrique) durent 5 ans. En biologie médicale, le DES dure 4 ans.

    Formations spécialisées transversales (FST)

    Les FST permettent une sur-spécialisation transversale cumulable avec le DES, d’une durée de 1 à 2 ans (par exemple : médecine d’urgence, allergologie, médecine de la douleur, addictologie).

    Doubles cursus

    Le double cursus médecine-sciences associe un master 2 recherche au DES, voire un doctorat (PhD) en parallèle de l’internat, avec des débouchés dans la recherche académique, l’innovation et les biotechnologies. Le double cursus médecine-humanités comprend un master 2 en éthique, philosophie de la santé ou sociologie de la santé, ouvrant des perspectives vers les comités d’éthique, les directions hospitalières et la santé publique.

    Vie étudiante, charge de travail et santé mentale

    Le rythme des études médicales est soutenu : cours, stages, gardes de 24 heures et révisions des EDN s’étalent sur 9 à 12 ans. Le risque de stress, de burn‑out et de troubles anxio‑dépressifs est élevé, rendant la prévention essentielle.

    Facteurs de stress

    La charge de travail atteint environ 50 à 60 heures par semaine (cours, stages et gardes cumulés). S’ajoutent la pression des EDN et des classements, la confrontation à la souffrance ou à la mort des patients, l’isolement social et les incertitudes financières. Selon des études épidémiologiques européennes (synthèse 2022‑2024), environ 20 à 30 % des étudiants en médecine présentent des symptômes dépressifs, et 10 à 15 % envisagent l’abandon au moins une fois au cours de leur cursus.

    Stratégies de prévention

    • Hygiène de vie : Sommeil 7-8h/nuit, alimentation équilibrée (RU), activité physique 3×30 min/semaine, planning réaliste.

    • Tutorat/pair-aidance : Tutorat associatif DFASM/internes, associations étudiantes (ANEMF, BDE), solidarité groupes de travail.

    • Soutien psychologique : Services santé universitaire (SSU) gratuits, cellules d’écoute facultés, Nightline, Fil Santé Jeunes (0 800 235 236).

    • Signaux d’alerte : Tristesse persistante, perte intérêt, troubles sommeil, idées noires, décrochage. Recours : SSU, médecin traitant, urgences psychiatriques (SAMU 15).

    Signaux d’alerte

    Soyez attentif à une tristesse persistante, une perte d’intérêt, des troubles du sommeil, des idées noires ou un décrochage scolaire. En cas de souffrance, adressez‑vous au SSU, à votre médecin traitant ou aux urgences psychiatriques (SAMU 15).

    « La charge mentale des études de médecine est réelle et sous-estimée. Le soutien collectif — tutorat, associations, services santé – est indispensable. Ne pas demander d’aide par honte peut mener au burn-out ». – Dr. Claire Martin, Psychiatre hospitalière, CHU Lyon, témoignage 2025.

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    Après l’internat : premiers pas de carrière

    La fin du DES et l’obtention du diplôme de Docteur en Médecine marquent le véritable début de la vie professionnelle. À ce stade, plusieurs grandes voies s’offrent au jeune praticien : le clinicat, l’assistanat, l’exercice libéral, l’exercice à l’hôpital public, ou encore une combinaison de ces options.

    Lire notes ou slides sur le clinicat et l’assistanat

    Le clinicat est un poste hospitalo-universitaire, généralement renouvelable de deux à quatre ans. Il combine soins, enseignement et recherche clinique. La rémunération suit la grille hospitalière, complétée par des primes liées à l’enseignement. Ce parcours mène naturellement aux fonctions de praticien hospitalier universitaire (PH-U) ou de praticien hospitalier (PH) classique.

    L’assistanat correspond à un poste hospitalier non universitaire, sous contrat à durée déterminée d’un an renouvelable. Les missions sont essentiellement cliniques (soins, gardes), sans obligation d’enseignement ou de recherche. La rémunération repose sur la seule grille hospitalière. Il débouche vers un poste de PH, une installation libérale ou un exercice en cabinet de groupe.

    S’installer en libéral ou à l’hôpital

    L’exercice libéral nécessite une inscription à l’Ordre, l’ouverture d’un cabinet (seul ou en groupe) et le choix d’un secteur conventionnel (1, 2 ou 3). Il est possible de rejoindre une Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP), où l’exercice coordonné bénéficie du soutien des ARS et de primes d’attractivité dans les zones sous-dotées. Les obligations incluent une responsabilité civile professionnelle (RC pro), une comptabilité adaptée, ainsi que des cotisations à l’URSSAF et à la CARMF.

    À l’hôpital public, le praticien hospitalier (PH) ou PH-U exerce à temps plein ou partiel, avec des missions d’enseignement et de recherche pour le statut universitaire. L’accès aux postes de PU-PH se fait par concours national. La rémunération repose sur une grille indiciaire de la fonction publique, avec des primes de service public et des gardes majorées.

    L’exercice mixte

    Certains choisissent de combiner un temps partiel à l’hôpital (par exemple trois jours au CHU) avec une activité libérale (deux jours en cabinet). Cette formule permet de diversifier ses pratiques et ses revenus, tout en conservant un ancrage hospitalier.

    Quel salaire espérer après des études de médecine ?

    Les revenus varient selon la spécialité, le mode d’exercice, la région et l’expérience. Anticiper cette évolution permet une projection financière à court, moyen et long terme.

    Rémunération des internes (DES)

    Selon la grille nationale française :

    • 1re année (S1-2) : ~1 800-2 000 € brut/mois (hors gardes).

    • 2e année (S3-4) : ~2 000-2 200 € brut/mois.

    • 3e année+ (S5-6+) : ~2 200-2 500 € brut/mois.

    Les gardes sont rémunérées environ 150 à 250 € brut pour 24 heures supplémentaires. En Belgique, les assistants perçoivent environ 2 500 à 3 500 € brut par mois selon l’année et l’hôpital.

    Revenus des médecins installés en France

    Pour un généraliste libéral en secteur 1 :

    • Début (1-2 ans) : ~45 000-60 000 € brut/an (nets ~30 000-40 000 €).

    • 5 ans : ~70 000-90 000 € brut/an (nets ~50 000-65 000 €).

    • 10 ans+ : ~90 000-120 000 € brut/an (nets ~65 000-85 000 €).

    SpécialitéRevenu brut annuel moyenFourchette haute (expérience, secteur 2)
    Cardiologue120 000-180 000 €200 000-300 000 €
    Dermatologue100 000-150 000 €180 000-250 000 €
    Chirurgien150 000-250 000 €300 000-400 000 €
    Psychiatre80 000-120 000 €150 000-200 000 €
    Anesthésiste-réanimateur130 000-200 000 €250 000-350 000 €

    Les revenus indiqués sont des montants bruts avant déduction des charges (URSSAF, CARMF, assurances, loyer). Pour les médecins libéraux, le revenu net représente environ 60 à 70 % du brut.

    Pour un praticien hospitalier (PH) :

    • Début : ~4 000-5 000 € brut/mois (hors gardes).

    • 10-15 ans : ~6 000-8 000 € brut/mois.

    • PH-U : ~7 000-10 000 € brut/mois selon échelon.

    Cas particuliers et autres voies d’accès

    Au‑delà des voies PASS, L.AS et de l’examen belge, certains profils spécifiques peuvent accéder aux études de médecine via des passerelles ou la reconnaissance de diplômes étrangers : étudiants internationaux hors UE, titulaires d’un master scientifique, d’un doctorat, d’un diplôme paramédical ou d’un diplôme médical étranger.

    Étudiants internationaux (hors UE/EEE)

    En France, la procédure Campus France est obligatoire (DAP ou « Études en France » selon le pays), avec un dossier académique et un niveau de français DELF B2 ou C1. Selon l’Institut français de Grèce (vidéo février 2025), les étudiants hors UE candidatant en PASS ou L.AS doivent passer par la procédure DAP, avec dépôt du dossier entre début octobre et le 15 décembre, pour une réponse au printemps. Un niveau C1 semble minimal pour réussir compte tenu de la forte concurrence. Les équivalences partielles sont limitées : certains diplômes étrangers peuvent donner un accès direct en 2e ou 3e année sous conditions, mais le taux d’acceptation est très sélectif. La majorité des étudiants internationaux suivent un cursus complet depuis la PASS ou la L.AS.

    En Belgique, l’examen d’entrée est obligatoire pour tous, avec des quotas de non‑résidents (15 % en FWB). Un visa étudiant est nécessaire, ainsi qu’un test de langue si le diplôme secondaire n’a pas été obtenu dans la langue d’enseignement (français ou néerlandais).

    Passerelles (Master, Doctorat, paramédicaux)

    En France, des passerelles existent pour les titulaires d’un master scientifique (biologie, biochimie, pharmacie), d’un doctorat (PhD) ou d’un diplôme paramédical (infirmier, kiné, sage‑femme), permettant une admission directe en 2e ou 3e année (DFGSM2, DFGSM3 ou DFASM1). Les conditions incluent :

    • Dossier académique solide (mention Bien/Très Bien Master, publications PhD).

    • Commission équivalence universitaire locale.

    • Places limitées (5-10/promotion).

    • Entretiens motivation + épreuves écrites complémentaires possibles.

    ProfilAnnée intégrationConditions
    Master 2 Recherche (Bio, Pharmacie)DFGSM2/DFGSM3Dossier + commission + entretien
    Doctorat (PhD) Sciences vieDFASM1Projet médical + publications + commission
    IDE expérimentéDFGSM2/DFGSM33-5 ans expérience + dossier + entretien + épreuves
    Kinésithérapeute DEDFGSM2/DFGSM3Dossier + commission + épreuves

    Reconnaissance des diplômes étrangers

    Diplômes de l’UE ou de l’EEE

    La reconnaissance est automatique sous réserve d’inscription à l’Ordre français. Aucune épreuve complémentaire n’est exigée si le diplôme est conforme à la directive 2005/36/CE.

    Diplômes hors UE ou EEE

    La procédure d’autorisation d’exercice (PAE) est menée par le Centre National de Gestion (CNG). Le candidat doit constituer un dossier (diplômes traduits, attestations de formation, certificats de travail). Il passe ensuite les épreuves de vérification des connaissances (EVC), comprenant des QCM et des épreuves cliniques organisées annuellement par le CNG. En cas de réussite partielle, un stage d’adaptation d’un an en CHU sous tutorat avec évaluation finale est requis. L’autorisation d’exercice est délivrée par le Ministère de la Santé après validation.

    Procédures en Belgique

    Les procédures sont similaires, via la Commission d’agrément des médecins (Communauté française ou flamande). Les diplômes hors UE nécessitent une reconnaissance d’équivalence et des épreuves complémentaires.

    Liens institutionnels utiles

    Ministère de la Santé (FR), ARS, CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins), CNG (Centre National de Gestion).

    Nos partenaires

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    FAQ

    Peut-on tenter l’accès à la santé plusieurs fois ?

    En France, pour la PASS, une seule tentative est autorisée. En cas d’échec, une réorientation mineure est validée et une candidature ultérieure en L.AS reste possible selon les règles locales. La L.AS autorise deux tentatives maximum dans la plupart des universités (L1, L2 ou L3, puis L2, L3). Comme le précise l’Université de Rennes 1, tout étudiant dispose de deux chances pour candidater aux études de santé durant son premier cycle. En Belgique, l’examen d’entrée peut être tenté plusieurs fois sans limite légale, mais la concurrence est forte et les quotas pour les non‑résidents limitent le nombre de places.

    Est-il possible d’étudier en alternance ?

    Non au sens classique de l’apprentissage. Il n’existe pas de contrat d’alternance entre une entreprise et une école. En revanche, l’externat (DFASM) et l’internat (DES) sont des statuts avec indemnisation correspondant à des stages obligatoires intégrés au cursus.

    Quelle rémunération pour l’externe et l’interne ?

    En France, l’externe (DFASM) perçoit environ 100 à 200 € par mois selon l’année, auxquels s’ajoutent des gardes rémunérées environ 150 à 250 € brut pour 24 heures. L’interne (DES) touche, hors gardes, environ 1 800 à 2 000 € brut par mois en première année, 2 000 à 2 200 € en deuxième année, et 2 200 à 2 500 € à partir de la troisième année. En Belgique, l’assistant perçoit environ 2 500 à 3 500 € brut par mois.

    Reconnaissance automatique du diplôme étranger ?

    Pour un diplôme obtenu dans l’UE ou l’EEE, la reconnaissance est automatique sous réserve de conformité avec la directive 2005/36/CE, mais une inscription à l’Ordre du pays d’exercice est obligatoire. Hors UE/EEE, la reconnaissance n’est pas automatique : une procédure de PAE (Parcours d’Accès aux Études) est obligatoire, avec dossier, évaluation et éventuellement un stage d’adaptation.

    Peut-on changer de spécialité après EDN ?

    C’est possible mais rare et complexe. La réorientation se fait via la commission de subdivision de la région (ARS). Les conditions sont des motifs médicaux graves ou un projet professionnel validé par le directeur de l’UFR. Les places disponibles sont limitées.

    Des stages à l’étranger (Erasmus) sont-ils possibles ?

    Oui, principalement durant l’externat (DFASM). Des accords Erasmus+ existent avec des universités européennes partenaires. Les stages de six mois sont reconnus par équivalence. Des indemnités d’environ 300 à 400 € par mois s’ajoutent aux aides à la mobilité régionales, selon la Commission européenne.

    Comment gérer la charge financière sur 9 à 12 ans ?

    Plusieurs stratégies sont possibles : demander une bourse CROUS et régionale dès la première année, souscrire un contrat d’engagement de service public (CESP) offrant 1 200 € par mois contre engagement territorial, exercer des jobs étudiants (tutorat, gardes externes, vacations médicales), recourir à des prêts garantis par l’État (jusqu’à 15 000 € à taux préférentiel avec remboursement différé), et échelonner les achats de matériel, notamment d’occasion.

    Peut-on exercer en libéral immédiatement après le diplôme ?

    Oui, dès l’obtention du diplôme de docteur en médecine et l’inscription à l’Ordre. Cependant, la majorité des jeunes médecins effectuent un clinicat, un assistanat ou des remplacements pendant un à deux ans avant de s’installer définitivement, afin d’acquérir de l’expérience et de constituer une patientèle.

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