Étude en économie : de quoi s’agit-il exactement ?
Le champ « étude en économie » désigne un ensemble de formations qui initient aux fondements de l’économie (microéconomie, macroéconomie, économie internationale) ainsi qu’aux méthodes empiriques d’analyse des marchés, des entreprises et des politiques publiques. Ce cursus mêle théories économiques, statistiques appliquées, économétrie et modules de gestion, de finance ou de traitement de données. Certains parcours proposent des spécialisations en économie sociale (coopératives, tiers‑secteur) ou en gestion d’organisations.
Cette base pluridisciplinaire offre des passerelles vers des domaines variés : économie de la construction (évaluation des coûts, métrés), conseil stratégique ou politiques d’aménagement. Pour l’étudiant qui découvre cette voie, l’enjeu est de comprendre les mécanismes d’offre et de demande, d’interpréter des données chiffrées et de formuler des recommandations éclairées. Ce socle est précieux aussi bien dans le bâtiment (où l’économie de la construction structure les budgets) que dans les administrations publiques (analyse coût‑bénéfice).

Panorama des études d’économie en France : de la licence à la spécialisation
Les études d’économie en France s’articulent autour de plusieurs niveaux et filières, chacun avec ses spécificités et débouchés. Comprendre cette structure globale permet de situer la spécialisation « économie de la construction » dans un écosystème académique plus large.
Les filières universitaires généralistes (Bac+3 à Bac+5)
La licence en économie offre une formation théorique solide en microéconomie, macroéconomie, économétrie et statistiques, et exige un goût prononcé pour les mathématiques (analyse, algèbre linéaire, probabilités). Elle s’adresse aux bacheliers généraux avec spécialités mathématiques et SES. À Bac+3, les débouchés immédiats sont les concours administratifs ou des postes d’assistant d’études économiques, mais la poursuite en master est quasi systématique pour accéder aux métiers d’économiste ou d’analyste.
La licence AES (Administration Économique et Sociale) est un cursus pluridisciplinaire mêlant économie, droit, gestion, sociologie et sciences politiques, moins mathématisé, adapté aux profils polyvalents visant le management public, les RH ou l’action sociale. La licence en économie et gestion, proposée notamment dans les IAE, combine analyse économique et outils de gestion (comptabilité, finance, marketing, contrôle de gestion) et mène vers des masters en finance, audit ou stratégie.
Les formations courtes professionnalisantes (Bac+2 à Bac+3)
Le BTS (2 ans) est très pratique et orienté vers l’insertion rapide (exemples : BTS Comptabilité-Gestion, Banque, Assurance). Le BUT (3 ans) délivré par les IUT propose des spécialités comme Gestion des Entreprises et des Administrations (GEA) ou Techniques de Commercialisation (TC). Les licences professionnelles (Bac+3) sont accessibles après BTS, BUT ou L2, avec des spécialisations pointues (BTP, gestion financière) et une alternance fréquente.
Les écoles de commerce et grandes écoles
Les bachelors (3 ans) sont des programmes post‑bac en management, commerce ou finance, avec des frais de scolarité de 6 000 à 10 000 € par an. Les programmes Grande École (5 ans) mènent à des postes de cadre supérieur via concours (BCE, Ecricome), avec des frais de 8 000 à 15 000 € par an. Les IAE (Instituts d’Administration des Entreprises) proposent des masters en finance, marketing ou RH, avec des frais universitaires modérés (environ 500 € par an) ; l’accès se fait via le Score IAE Message.
Spécialisations sectorielles
L’économie de la construction est une spécialisation technique qui combine économie appliquée, gestion de projet et connaissance du secteur du BTP. Elle est accessible principalement via le BTS EEC, puis une licence professionnelle ou un master spécialisé (BIM Management, Cost Management, Ingénierie de projet BTP). Moins fréquente dans les universités généralistes, cette voie exige à la fois une aisance avec les chiffres et un intérêt pour le terrain.
Économie générale vs Économie spécialisée
| Critère | Licence en économie (générale) | BTS EEC (spécialisé construction) |
|---|---|---|
| Durée | 3 ans | 2 ans |
| Niveau mathématiques | Élevé (calcul différentiel, stat avancées) | Modéré (statistiques appliquées, ratio) |
| Approche pédagogique | Théorique et modélisation | Pratique et opérationnelle |
| Domaines couverts | Macro/micro, économétrie, politique économique | Métré, DCE, BIM 5D, RE2020, gestion budgétaire |
| Débouchés Bac+3 | Concours, assistant d’études (poursuite obligatoire) | Technicien économiste, métreur (insertion directe) |
| Poursuite d’études | Master économie/finance/gestion | Licence Pro BTP, Master Génie Civil |
| Lien avec le secteur | Faible (recherche/administration) | Fort (entreprises BTP, bureaux d’études) |
Choisir sa voie : critères de décision
Pour choisir entre une Licence Économie généraliste et un BTS EEC, plusieurs critères sont à prendre en compte :
Erreurs à éviter
Plusieurs écueils sont fréquents :
Pourquoi se tourner vers l’économie de la construction ?
L’économie de la construction applique les principes économiques au secteur du bâtiment et des travaux publics. Au lieu de théoriser sur l’inflation ou le chômage à l’échelle nationale, l’économiste de la construction évalue concrètement le coût d’un projet, compare des scénarios techniques et veille à respecter un budget serré.
Cette spécialisation s’adresse aux étudiants attirés par les chiffres et par le terrain. Vous ne passerez pas vos journées dans des modèles macroéconomiques abstraits, mais à éplucher des plans, à quantifier des matériaux et à dialoguer avec architectes, ingénieurs et maîtres d’ouvrage. C’est un métier où la rigueur analytique rencontre la complexité physique des chantiers.
Qui est l’économiste de la construction ?
L’économiste de la construction endosse une responsabilité centrale : traduire en euros (ou en devises) chaque phase d’un ouvrage, de l’esquisse initiale à la livraison finale. Concrètement, il intervient dès la programmation pour définir une enveloppe budgétaire réaliste, et reste présent jusqu’à la réception des travaux pour vérifier les décomptes finaux et gérer les éventuels avenants.
Entre ces deux jalons, ses missions sont nombreuses. Il réalise des estimations de coûts aux stades préliminaires (esquisse, avant‑projet sommaire, avant‑projet définitif), en affinant les chiffrages à chaque itération en fonction de l’évolution du design et des choix techniques. Il élabore le dossier de consultation des entreprises (DCE) en rédigeant le cahier des charges quantitatif, en décrivant les travaux par lots (gros œuvre, second œuvre, fluides) et en constituant les bordereaux de prix. Il analyse ensuite les offres des entreprises candidates, détecte les anomalies (postes sous‑évalués, variantes non conformes) et conseille le maître d’ouvrage pour sélectionner l’offre économiquement la plus avantageuse.
En phase de réalisation, il assure le suivi budgétaire en contrôlant les dépenses réelles par rapport aux prévisions, en validant les situations de travaux mensuelles et en gérant les modifications (ordres de service, avenants) ainsi que leur impact financier. Il pratique également la « value engineering » en proposant des alternatives techniques ou des ajustements de qualité pour respecter l’enveloppe ou optimiser le rapport coût‑performance (par exemple, substituer un revêtement onéreux par un matériau équivalent moins cher). Enfin, il participe à la maîtrise des risques en identifiant les aléas (retards, inflation des matières premières, litiges), en chiffrant leur impact potentiel et en prévoyant des provisions.
Compétences professionnelles et qualités personnelles pour réussir
Devenir économiste de la construction exige un socle technique solide et des soft skills relationnels. Voici les principaux savoir-faire et savoir-être :
| Compétence | Pourquoi elle est essentielle | Outils et références |
|---|---|---|
| Lecture de plans et compréhension BTP | Interpréter les dessins d’architecte, les plans d’exécution ; identifier les ouvrages à quantifier (fondations, charpentes, réseaux). | Logiciels DAO (AutoCAD), visionneuses BIM (Autodesk Revit, ArchiCAD). |
| Méthodologie de métré et calcul de quantités | Établir des bordereaux précis (surfaces, volumes, linéaires) pour chaque lot. Une erreur de métré peut coûter des milliers d’euros. | Normes de métré (ex. : méthode UNTEC en France), tableurs Excel ou modules BIM 5D. |
| Économie du bâtiment et bases de prix | Connaître les ordres de grandeur (coût au m² de plancher, ratios BT/TP), maîtriser les index d’actualisation (BT01, TP01, etc.). | Bases de données tarifaires (ex. : Batiprix, Le Moniteur Prix), indices INSEE. |
| Maîtrise des logiciels de devis-quantitatifs | Automatiser la production de métrés et d’estimations. Gagner du temps sur les mises à jour de prix. | ATTIC+, Batimax, Easydevis (logiciels français spécialisés). |
| BIM 5D (dimension coût) | Extraire automatiquement les quantités depuis une maquette numérique, simuler des variantes de coûts en temps réel. | Revit + extensions (CostX, Cubicost), Navisworks. |
| Communication et négociation | Dialoguer avec maîtres d’œuvre, entreprises, acheteurs ; défendre un arbitrage budgétaire ; expliquer un écart de coût à un client non technicien. | Aisance rédactionnelle, capacité de synthèse, sens de la diplomatie. |
| Rigueur et sens du détail | Traquer les incohérences dans les offres, vérifier les calculs, anticiper les postes oubliés. Un oubli de 10 000 € peut ruiner la rentabilité d’une opération. | Méthodes de double contrôle, audits croisés entre collègues. |
| Éthique et indépendance | Résister aux pressions (entreprises qui tentent d’influencer le choix, promoteurs qui veulent « rogner » sur la qualité). Garantir une évaluation objective. | Codes déontologiques (UNTEC, ordres professionnels). |
Comprendre le rôle de l’étude et de l’économie dans la construction
L’expression « étude et économie de la construction » résume la double compétence du métier : l’étude (analyse technique, quantification, planification) et l’économie (évaluation financière, optimisation des ressources). Dans un secteur où les marges sont souvent serrées et où un imprévu peut transformer un projet rentable en gouffre financier, cette fonction devient stratégique.
Concrètement, l’économiste de la construction ne se contente pas de « faire des devis ». Il participe activement à la gestion de projet en traduisant chaque décision architecturale ou technique en impact budgétaire. Par exemple, lorsqu’il s’agit de choisir entre une structure en béton ou en bois, il simule les deux scénarios (coût des matériaux, main‑d’œuvre, délais) et présente un comparatif chiffré. Face à la réglementation environnementale RE2020, qui impose des performances énergétiques et carbone strictes, il évalue le surcoût lié à des matériaux biosourcés ou à des équipements performants, puis propose des arbitrages pour respecter l’enveloppe budgétaire. Il anticipe également les risques tels que l’inflation du prix de l’acier, une pénurie de main‑d’œuvre ou un retard d’approvisionnement, en prévoyant des marges de sécurité (provisions pour aléas) et en suivant l’évolution des indices de coûts.
Comment devenir économiste de la construction : tous les parcours de formation
Le BTS Études et Économie de la Construction (BTS EEC) est une formation professionnalisante de deux ans, de niveau Bac+2, qui prépare directement aux métiers de l’économie du bâtiment. Reconnu par le ministère de l’Enseignement supérieur, ce diplôme forme des techniciens capables de quantifier précisément les ouvrages à partir de plans (métrés), de chiffrer les coûts en mobilisant des bases de prix actualisées et en tenant compte des spécificités locales (main‑d’œuvre, transport, aléas climatiques). Ils apprennent également à rédiger les pièces techniques et administratives du dossier de consultation (CCTP, DPGF, bordereaux), à participer au suivi budgétaire en phase d’exécution (situations de travaux, gestion des avenants) et à intégrer les enjeux de développement durable, notamment les exigences de la réglementation RE2020 (performance énergétique, bilan carbone des matériaux).
Le BTS EEC s’inscrit dans une logique de gestion de projet : l’étudiant apprend à travailler en équipe pluridisciplinaire (architectes, ingénieurs structure, bureaux de contrôle) et à communiquer efficacement avec les différents acteurs du chantier. À l’issue de ces deux années, le diplômé peut intégrer le marché du travail comme assistant économiste ou poursuivre en licence professionnelle pour se spécialiser davantage.
Programme d’études : quelles matières sont enseignées ?
Le référentiel du BTS EEC organise l’enseignement autour de blocs de compétences techniques, économiques et généraux. Voici les grandes familles de modules :
1️⃣ Technologie du bâtiment et solutions constructives
- Gros œuvre : fondations, structure porteuse (béton armé, charpente bois/métal).
- Second œuvre : cloisons, menuiseries, revêtements, étanchéité.
- Corps d’état techniques : plomberie, chauffage/ventilation (CVC), électricité, sécurité incendie.
- Pathologies et réhabilitation : identifier les désordres courants, proposer des solutions de réparation.
2️⃣ Métré et quantification
- Méthodes de métré (surfaces, volumes, linéaires) selon les normes françaises.
- Lecture de plans 2D (architecture, structure, réseaux) et extraction de quantités.
- Initiation au BIM 5D : utilisation de maquettes numériques pour extraire automatiquement les métrés et simuler des coûts.
3️⃣ Économie de la construction et prix
- Constitution et utilisation des bases de prix (Batiprix, Le Moniteur).
- Décomposition de prix unitaires (sous-détail par main-d’œuvre, matériaux, matériel, frais de chantier).
- Indices de révision (BT01, TP01) et clauses d’actualisation dans les marchés.
- Étude de rentabilité et analyse de la valeur : optimiser le rapport qualité/coût.
4️⃣ Préparation et suivi de chantier
- Organisation de chantier : planning, approvisionnements, sécurité.
- Gestion budgétaire : situations mensuelles, avenants, décompte général et définitif.
- Réception des travaux : levée des réserves, garanties (parfait achèvement, décennale).
5️⃣ Droit et marchés de travaux
- Cadre juridique des contrats (marchés publics, marchés privés).
- Responsabilités des intervenants (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprises).
- Assurances obligatoires (dommages-ouvrage, RC décennale).
6️⃣ Développement durable et réglementation environnementale
- Réglementation RE2020 : exigences en matière de performance énergétique (Bbio, Cep, Cep,nr) et d’impact carbone (Ic construction, Ic énergie).
- Matériaux biosourcés et économie circulaire.
- Labels environnementaux (HQE, BREEAM, LEED).
7️⃣ Dessin assisté par ordinateur (DAO) et maquette numérique (BIM)
- Initiation à AutoCAD ou équivalent pour la lecture/modification de plans.
- Découverte de logiciels BIM (Revit, ArchiCAD) et extraction de données quantitatives (IFC).
8️⃣ Stages en entreprise
- 8 à 10 semaines réparties sur les deux années, généralement en bureau d’études techniques, chez un économiste indépendant ou dans le service études de prix d’une entreprise de construction.
- Les stages donnent lieu à un rapport et une soutenance orale, évalués dans le cadre de l’examen final.
Structure pédagogique du BTS Études et Économie de la Construction
| Module | Volume horaire indicatif | Compétences visées | Modalités d’évaluation |
|---|---|---|---|
| Technologie du bâtiment | ~250 h | Identifier les systèmes constructifs, proposer des variantes techniques | Épreuves écrites (études de cas), contrôle continu |
| Métré et quantification | ~200 h | Réaliser des métrés précis, utiliser le BIM 5D | Travaux pratiques notés, examen terminal (métré sur plans) |
| Économie et prix | ~180 h | Élaborer des estimations, comparer des offres | Études de cas, soutenance de projets |
| Préparation de chantier | ~120 h | Planifier, suivre le budget en phase exécution | Mise en situation (suivi de chantier fictif), rapport de stage |
| Droit des marchés | ~80 h | Maîtriser le cadre contractuel, repérer les clauses à risque | QCM, dissertations juridiques |
| Développement durable | ~60 h | Intégrer RE2020, calculer les impacts carbone | Études de cas (simulation RE2020), exposés |
| DAO/BIM | ~100 h | Manipuler les logiciels, extraire des données | TP notés, projet fil rouge |
| Stages | 8–10 semaines | Appliquer les acquis en situation professionnelle | Rapport de stage + soutenance orale |
« Comme le disent les bâtisseurs, « la fondation d’un bâtiment détermine sa portée ». De la même manière, un BTS EEC solidement maîtrisé ouvre la voie vers des responsabilités croissantes. Chez Rédaction-Mémoire, nous accompagnons régulièrement des étudiants en BTS qui, débordés par un projet complexe ou un rapport de stage exigeant, ont besoin d’un coup de pouce pour structurer leur pensée et présenter leurs résultats avec clarté. N’hésitez pas à solliciter notre écriture de mémoire si vous vous sentez submergé. » – Adam Lapin
Conditions d’admission : quel baccalauréat faut-il pour intégrer le BTS EEC ?
L’accès au BTS Études et Économie de la Construction (BTS EEC) se fait principalement via la plateforme Parcoursup. Les candidats privilégiés sont ceux issus de filières techniques ou scientifiques. Parmi les bacs professionnels, on trouve notamment Technicien du Bâtiment (Organisation et Réalisation du Gros Œuvre), Technicien d’Études du Bâtiment (option A ou B), Technicien Menuisier-Agenceur ou Technicien Géomètre-Topographe. Ces bacheliers possèdent déjà une culture du chantier, une familiarité avec les plans et une première approche des coûts, ce qui leur permet de s’intégrer rapidement dans les enseignements pratiques du BTS.
Les titulaires d’un bac technologique STI2D (spécialités Architecture et Construction ou Énergies et Environnement) apportent un solide bagage en sciences de l’ingénieur, une capacité à modéliser et à calculer, ainsi qu’une sensibilité aux enjeux environnementaux. Les bacs généraux avec spécialités scientifiques (Mathématiques, Physique-Chimie, Sciences de l’Ingénieur ou NSI) offrent une rigueur analytique et une aisance avec les chiffres. Toutefois, ces candidats doivent démontrer un intérêt réel pour le secteur du bâtiment (stage d’observation, projet personnel, participation à un concours comme les Olympiades de Sciences de l’Ingénieur).
Le dossier de candidature sur Parcoursup comprend les bulletins de première et terminale, une lettre de motivation expliquant votre projet professionnel (pourquoi l’économie de la construction, quelles sont vos qualités), la fiche Avenir remplie par les professeurs, et éventuellement un CV détaillant stages, jobs d’été ou engagements associatifs (chantiers bénévoles, projets de rénovation). Certains établissements organisent un entretien de motivation pour évaluer votre compréhension du métier et votre capacité à travailler en équipe. Préparez-vous à expliquer concrètement ce que fait un économiste de la construction et pourquoi cette voie vous attire.
Autres trajectoires éducatives
Le Bac Professionnel Technicien du Bâtiment (option Études et Économie ou option Organisation et Réalisation) constitue un tremplin naturel vers le BTS EEC. En trois ans après la troisième, ce diplôme permet d’acquérir une culture du chantier (vocabulaire technique, connaissance des corps d’état, gestes professionnels de base), une première approche du métré (mesure de surfaces, calcul de volumes, établissement d’attachements simples) et une sensibilisation aux coûts (notion de prix unitaire, de coefficient de main‑d’œuvre, de sous‑détail). Les titulaires d’un Bac Pro intègrent le BTS EEC avec une longueur d’avance sur la compréhension des plans et des processus constructifs. Habitués au travail en atelier et aux stages longs (22 semaines sur trois ans), ils s’adaptent facilement aux exigences professionnalisantes du BTS. Si vous êtes attiré par le bâtiment sans savoir si vous préférez la conception, la réalisation ou l’économie, le Bac Pro offre une base polyvalente qui vous laisse affiner votre choix en cours de route.
Poursuivre après le BTS : Licence Professionnelle et Master
Le BTS EEC n’est pas une impasse. Il ouvre plusieurs passerelles vers l’enseignement supérieur long. La Licence Professionnelle (Bac+3), avec des spécialités comme Économie de la Construction, Conduite de Travaux, Management de Projet BTP ou BIM et Maquette Numérique, permet d’approfondir la gestion de projet, le droit de la construction et les techniques avancées (réhabilitation énergétique, structures bois/métal). Certaines licences pro intègrent des modules sur le BIM 5D et la simulation environnementale (calcul RE2020, analyse du cycle de vie ACV). Les débouchés sont ceux d’économiste confirmé, chargé d’affaires junior ou assistant conducteur de travaux, avec une possibilité d’évolution plus rapide vers des postes à responsabilités.
Le Master (Bac+5) offre une vision stratégique à travers des spécialités ciblées : Ingénierie et Management de Projet, Génie Civil option Économie de la Construction, BIM Management, ou Développement Durable et Transition Énergétique dans le Bâtiment. L’objectif est de maîtriser des outils de gestion de coûts complexes (TCO – Total Cost of Ownership, LCCA – Life Cycle Cost Analysis) et de piloter des projets internationaux ou de grande envergure (hôpitaux, infrastructures, reconversion de friches industrielles). Les débouchés incluent économiste senior, cost manager, responsable de pôle études de prix, directeur de bureau d’études ou consultant en optimisation de coûts. Certains diplômés s’orientent vers la recherche (doctorat en sciences de la construction) ou l’enseignement.
Devenir spécialiste en économie de la construction : les filières de formation
Niveau Bac Pro : Technicien du Bâtiment (Études et Économie)
Le Bac Professionnel Technicien du Bâtiment option Études et Économie forme en trois ans des profils opérationnels capables d’épauler un économiste confirmé ou un bureau d’études. Le programme alterne cours théoriques et périodes en entreprise (22 semaines cumulées), ce qui garantit une forte employabilité dès l’obtention du diplôme.
Ce Bac Pro vous apprend la lecture de plans (identifier les documents graphiques comme les plans de masse, façades, coupes, détails, et repérer les ouvrages à métrer). Vous acquérez un métré élémentaire (calcul de surfaces de planchers, linéaires de cloisons, volumes de béton) ainsi que les conventions de métré (déductions pour baies, arrondis, tolérances). Vous abordez les notions de prix en comprenant la structure d’un prix unitaire (main‑d’œuvre, matériaux, matériel, frais généraux) et en apprenant à consulter une base de prix simplifiée.
L’organisation de chantier est également au programme : préparation (planning prévisionnel, liste de matériaux), suivi de l’avancement et rédaction de comptes rendus. Vous vous initiez au dessin technique (croquis cotés, schémas de principe) ainsi qu’à la sécurité et l’environnement (prévention des risques, tri des déchets, identification des matériaux à risque comme l’amiante ou le plomb).
Ce Bac Pro est un excellent point de départ car il vous immerge dans le vocabulaire et les réalités du bâtiment. Vous comprenez concrètement ce qu’est un poteau, une poutre, un radier ou un vide sanitaire. Cette culture technique est précieuse lorsque vous poursuivez en BTS EEC : vous ne perdez pas de temps à décoder les plans et savez déjà « où chercher » l’information sur un dossier de consultation. De plus, les stages longs (6 à 8 semaines par an) vous permettent de tester différents environnements (bureau d’études, entreprise artisanale, grand groupe) et d’affiner votre projet professionnel.
Niveau BTS : Études et Économie de la Construction (EEC)
Le BTS EEC représente la formation centrale pour devenir économiste de la construction. En deux ans, vous passez du statut d’apprenant à celui de technicien opérationnel. Vous apprenez à produire des métrés fiables à partir de plans 2D ou de maquettes BIM, à élaborer des estimations budgétaires aux différents stades d’un projet (esquisse, avant‑projet sommaire, avant‑projet définitif, projet), et à rédiger les pièces du dossier de consultation des entreprises (CCTP, bordereau de prix unitaires, détail quantitatif estimatif). Vous êtes également formé à analyser les offres des entreprises candidates et à conseiller le maître d’ouvrage sur le choix de l’offre économiquement la plus avantageuse. En phase travaux, vous apprenez à suivre le budget en validant les situations mensuelles, en gérant les avenants et en établissant le décompte final.
Le BTS EEC repose sur des études de cas réels (dossiers de concours, projets partenariaux avec des maîtres d’ouvrage locaux). Vous utilisez des logiciels professionnels comme Excel avancé, des logiciels de devis‑quantitatifs (ATTIC+, Batimax) et des outils BIM 5D. Vous développez également des compétences relationnelles (soft skills) : travail en équipe projet, présentation orale de vos conclusions, négociation avec des interlocuteurs variés (architectes, ingénieurs, acheteurs).
Niveau Master : approfondissements en Études et Économie de la Construction
Le Master (Bac+5) s’adresse aux diplômés de licence (générale ou professionnelle) qui souhaitent accéder à des postes à responsabilités : chef de projet, responsable d’un pôle études de prix, cost manager dans une entreprise internationale, consultant indépendant. Les enseignements couvrent :
1️⃣ Gestion de projets complexes
- Pilotage multi-sites, coordination de maîtrises d’œuvre multiples, gestion des interfaces (bâtiment/VRD/réseaux).
- Méthodes agiles appliquées au BTP (Scrum, Lean Construction).
- Management d’équipes pluridisciplinaires (économistes, ingénieurs, juristes).
2️⃣ Analyse du cycle de vie (ACV) et coût global (TCO / LCCA)
- Calculer le coût total d’un ouvrage sur 30, 50 ou 100 ans : investissement initial (CAPEX), exploitation et maintenance (OPEX), déconstruction et recyclage.
- Intégrer les impacts environnementaux (émissions CO₂, consommation d’eau, déchets) dans les arbitrages économiques.
- Utiliser des outils de simulation (ex. : Pleiades, EnergyPlus) couplés à des modules économiques.
3️⃣ Droit avancé de la construction
- Contrats internationaux (FIDIC), marchés publics européens, clauses de révision de prix.
- Gestion des litiges (médiation, arbitrage), assurances et garanties.
- Responsabilité environnementale (RE2020, labels HQE/BREEAM).
4️⃣ BIM avancé et digitalisation
- BIM 5D (extraction automatique des coûts), BIM 6D (exploitation-maintenance), BIM 7D (gestion de patrimoine).
- Intelligence artificielle et machine learning pour l’estimation (prédiction de prix à partir de bases de données historiques).
- Plateformes collaboratives (Common Data Environment – CDE).
5️⃣ Stratégie et innovation
- Veille technologique (nouveaux matériaux, procédés constructifs innovants).
- Économie circulaire (réemploi, upcycling, économie de la fonctionnalité).
- Financement de projets (montages PPP, crowdfunding immobilier, obligations vertes).
À l’issue du Master, vous êtes capable de piloter des projets de A à Z, de la programmation à la livraison, en intégrant toutes les dimensions : technique, financière, juridique, environnementale. Vous pouvez prétendre à des postes de direction (directeur de bureau d’études, directeur des opérations chez un promoteur) ou vous lancer en tant que consultant indépendant spécialisé en optimisation de coûts.
Technicien du bâtiment en études et économie
Ce professionnel occupe une position charnière entre le terrain (chantier) et le bureau d’études. Il assure la gestion quotidienne des coûts en lien étroit avec les chefs de projet, les conducteurs de travaux et les services achats. Son rôle est fondamental car il fournit les données chiffrées qui alimentent les décisions (lancer un appel d’offres, valider un avenant, arbitrer entre deux variantes techniques).
Parmi ses missions, il réalise des relevés et des métrés à partir de plans ou sur site, en calculant précisément les quantités d’ouvrages (surfaces de planchers, linéaires de cloisons, volumes de terrassement). Il constitue des estimations en phase amont en consultant des bases de prix (Batiprix, Le Moniteur), en appliquant des ratios de coûts au m² ou au m³ et en intégrant des coefficients de difficulté (site enclavé, travaux en hauteur). Il participe à la rédaction du dossier de consultation des entreprises (DCE) en préparant les bordereaux de prix unitaires, en rédigeant les descriptifs techniques et en vérifiant la cohérence entre les plans et le quantitatif. Il contribue au contrôle de gestion des dépenses en saisissant les situations de travaux mensuelles dans un logiciel de suivi (comparaison prévisionnel / réalisé) et en alertant le chef de projet en cas de dérapage.
Il assiste également à la gestion de projet lors des réunions de chantier, prend note des décisions impactant le budget (changement de matériau, ajout de prestations) et met à jour le tableau de bord financier. Il gère les interfaces avec les fournisseurs et les entreprises (demande de devis complémentaires, vérification des offres, préparation de tableaux comparatifs). Il veille à la conformité réglementaire en intégrant dans les coûts les exigences RE2020 (surcoût lié à l’isolation renforcée) et en vérifiant que les entreprises respectent les normes de sécurité (Équipements de Protection Individuelle, protections collectives).
Ce technicien doit faire preuve de rigueur (une erreur de métré peut coûter cher), de réactivité (les délais sont souvent serrés) et de diplomatie (savoir expliquer une variation de coût sans créer de tensions). Il travaille en étroite collaboration avec le conducteur de travaux (qui pilote l’exécution) et l’économiste confirmé (qui valide les estimations et négocie avec le maître d’ouvrage).
Carrière, perspectives et salaire après la formation
Les économistes de la construction et les techniciens en Études et Économie trouvent des débouchés variés, principalement dans les bureaux d’études techniques (BET) et cabinets d’économistes, où ils réalisent des estimations pour le compte de maîtres d’ouvrage (promoteurs, bailleurs sociaux, collectivités), assistent les architectes dans le chiffrage et vérifient les offres d’entreprises. Ces structures offrent une grande diversité de projets (logements, bureaux, équipements publics) et une autonomie technique, mais imposent un rythme soutenu et une forte pression des délais.
Dans les entreprises générales de construction et groupes de BTP, l’économiste constitue les offres en réponse aux appels d’offres, négocie avec les sous‑traitants et suit les coûts en phase exécution. Ce milieu permet une immersion concrète sur le chantier et une bonne compréhension des contraintes de réalisation, avec des possibilités d’évolution vers la conduite de travaux. En revanche, la pression concurrentielle est forte et il faut chiffrer vite et juste.
Les promoteurs immobiliers et sociétés de développement font appel à l’économiste pour évaluer la faisabilité économique de programmes neufs, participer au montage financier (CAPEX/OPEX) et suivre les budgets en phase conception et travaux. Cette voie offre une vision globale du projet (de l’acquisition foncière à la commercialisation), mais expose aux aléas du marché immobilier et nécessite une maîtrise du droit de l’urbanisme.
Les collectivités territoriales et administrations publiques recrutent des économistes pour piloter des projets d’équipements publics (écoles, crèches, gymnases), vérifier les estimations des maîtres d’œuvre et assurer le contrôle de gestion des marchés publics. L’emploi y est stable, avec une grande diversité de programmes et une contribution à l’intérêt général, mais les processus décisionnels peuvent être lents et les contraintes budgétaires strictes.
Dans les sociétés de facility management (gestion de patrimoine) et gestionnaires de patrimoine, l’économiste optimise les coûts d’exploitation (maintenance, énergie, travaux de rénovation), réalise des audits patrimoniaux et planifie les investissements (CAPEX) ainsi que les dépenses courantes (OPEX). Cette approche est tournée vers le long terme et la performance énergétique, mais comporte moins de projets neufs (davantage de réhabilitation et d’entretien).
Enfin, les cabinets de conseil et d’expertise indépendants offrent des missions ponctuelles à forte valeur ajoutée : audits de coûts pour des investisseurs, arbitrage de litiges (expertise judiciaire), accompagnement stratégique de maîtres d’ouvrage. Les honoraires peuvent être attractifs et l’indépendance appréciable, mais il faut se constituer un réseau et accepter une irrégularité des revenus en début d’activité.
Postes types et évolution de carrière
| Niveau d’expérience | Fourchette salariale brute annuelle (€) | Déclencheurs de progression |
|---|---|---|
| Junior (0–2 ans) | 28 000 – 35 000 | Diplôme BTS/Licence Pro, maîtrise logiciels métier (Excel, ATTIC+), première expérience en bureau d’études |
| Middle (3–5 ans) | 35 000 – 45 000 | Autonomie sur les dossiers DCE, gestion de projets de taille moyenne, début de management (1–2 assistants) |
| Senior (6–9 ans) | 45 000 – 60 000 | Expertise BIM 5D, certifications (PMP, LEED AP), pilotage de projets > 10 M€, participation au développement commercial |
| Manager / Chef de service (10+ ans) | 60 000 – 75 000+ | Management d’équipe (5–10 personnes), responsabilité P&L, représentation client, veille réglementaire (RE2020, ESG) |
Plusieurs facteurs peuvent influencer l’évolution salariale d’un économiste de la construction. Les certifications BIM 5D (comme Autodesk Certified Professional ou Revit Architecture) permettent généralement d’obtenir une prime de 5 à 10 % ou donnent accès à des projets plus innovants. La maîtrise des compétences ESG et de la réglementation RE2020 (calculs d’impact carbone, stratégies bas‑carbone) devient un critère différenciant, avec une augmentation de l’ordre de 10 % sur certains postes.
Le secteur d’activité joue également : les projets tertiaires (bureaux, commerces) et les infrastructures offrent des rémunérations supérieures à celles du logement social.
Enfin, la localisation géographique a un impact notable : l’Île‑de‑France et les grandes métropoles (Lyon, Marseille, Bordeaux) proposent des salaires 10 à 15 % plus élevés qu’en province, même si le coût de la vie y est également plus élevé.
Spécialisations connexes
Économie et Gestion
Le parcours Économie et Gestion (parfois intitulé Éco‑Gestion) associe les enseignements d’économie (microéconomie, macroéconomie, économie industrielle) avec des modules de gestion d’entreprise : comptabilité, finance, marketing, ressources humaines et contrôle de gestion. L’objectif est de former des profils polyvalents, capables de comprendre les mécanismes économiques et de piloter une organisation.
Dans une licence ou un master Éco‑Gestion, le contenu typique couvre l’économie appliquée (analyse sectorielle, économie du travail, économie publique), la gestion de coûts et le contrôle de gestion (calcul des coûts complets avec la méthode ABC, budgets prévisionnels, tableaux de bord, analyse des écarts), la finance d’entreprise (évaluation d’investissements via VAN et TRI, gestion de trésorerie, montages financiers), la stratégie d’entreprise (diagnostic SWOT, analyse de Porter, choix de positionnement par domination des coûts ou différenciation, croissance externe via fusions‑acquisitions), le droit des affaires (droit des sociétés, droit des contrats, fiscalité) ainsi que le management et la GRH (leadership, gestion d’équipe, recrutement, formation).
Les débouchés sont variés. Le contrôleur de gestion élabore les budgets, suit les performances financières et conseille les opérationnels sur l’optimisation des coûts. Le chargé d’études économiques réalise des analyses de marché, des prévisions de ventes et des études de faisabilité. L’acheteur négocie les contrats fournisseurs, optimise les coûts d’approvisionnement et met en place des stratégies d’achat groupé. Le chef de projet ou responsable PMO (Project Management Office) coordonne les projets transverses, assure le reporting financier et anime les comités de pilotage. L’analyste financier évalue la rentabilité des investissements, réalise des business plans et conseille la direction sur les arbitrages budgétaires.
Ce parcours convient aux étudiants qui aiment jongler entre chiffres et stratégie, qui apprécient la dimension managériale et qui souhaitent évoluer vers des postes de direction générale ou de conseil en gestion d’entreprise.
Économie et Sociale
Le cursus d’Économie Sociale et Solidaire (ESS) met l’accent sur les enjeux sociaux et environnementaux de l’activité économique. Il s’intéresse aux coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales ainsi qu’aux politiques publiques de lutte contre la pauvreté, les inégalités ou le chômage.
Dans une licence ou un master d’économie sociale, le contenu typique aborde l’économie du développement (stratégies de réduction de la pauvreté, microfinance, aide au développement), l’économie du travail et les politiques sociales (analyse du marché de l’emploi, dispositifs d’insertion comme le RSA ou la garantie jeunes, évaluation des politiques actives), le tiers‑secteur et l’économie solidaire (fonctionnement des coopératives, modèles hybrides d’entreprises à mission, gouvernance participative). On y étudie également l’évaluation d’impact social via des méthodes quantitatives et qualitatives (Social Return On Investment – SROI, méthodes expérimentales), l’économie de l’environnement (évaluation des externalités, politiques climatiques, mécanismes de marché comme les quotas carbone ou les écotaxes), ainsi que la sociologie économique (rôle des institutions, réseaux sociaux, capital social).
Les débouchés sont variés. Le chargé de mission ESS accompagne les structures de l’économie sociale (montage de projets, recherche de financements, animation de réseaux). L’évaluateur de politiques publiques mesure l’efficacité des dispositifs sociaux et formule des recommandations pour les collectivités ou l’État. Le consultant en développement durable aide les entreprises ou ONG à intégrer des critères RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et à réduire leur empreinte environnementale. Le chargé d’études dans des organisations internationales (ONU, Banque mondiale, ONG) réalise des diagnostics socio‑économiques et conçoit des programmes d’aide au développement. Enfin, le responsable RSE pilote la stratégie d’entreprise en matière de responsabilité sociale et environnementale et dialogue avec les parties prenantes (salariés, riverains, associations).
Ce parcours séduit les étudiants sensibles aux questions d’équité, d’inclusion et de transition écologique, qui préfèrent travailler dans des structures à finalité sociale plutôt que dans la finance ou le conseil commercial.
Admission et financement : exigences et aides financières
Conditions d’admission au BTS EEC
L’inscription au BTS Études et Économie de la Construction se fait via la plateforme Parcoursup. La procédure commence en janvier par la création de votre compte, où vous renseignez votre identité et votre établissement d’origine. Vous devez ensuite consulter les fiches de formation des établissements qui vous intéressent (lycées publics, privés ou CFA).
Entre janvier et mars, formulez jusqu’à dix vœux (et vingt sous‑vœux pour les groupements). Pour chaque vœu, rédigez un projet de formation motivé expliquant votre intérêt pour le métier et mettez en avant vos stages, projets personnels ou qualités (rigueur, esprit d’équipe).
De mars à avril, finalisez votre dossier en téléversant vos bulletins de première et terminale, la fiche Avenir (remplie par vos professeurs et le chef d’établissement) et éventuellement un CV. Confirmez vos vœux avant début avril. Les réponses arrivent de fin mai à juillet : « oui », « en attente » ou « non ». En cas de plusieurs « oui », vous n’en conservez qu’un. Une phase complémentaire estivale permet de formuler de nouveaux vœux sur les places restantes.
Les critères d’évaluation du dossier portent sur vos notes en matières scientifiques (mathématiques, physique, sciences de l’ingénieur) et techniques, les appréciations (sérieux, assiduité, initiative, travail en équipe), la cohérence de votre projet professionnel dans la lettre de motivation, ainsi que vos éventuelles expériences (stages ou jobs dans le bâtiment). Certains établissements organisent un entretien de 15 à 30 minutes pour évaluer votre connaissance du métier et votre gestion des délais.
Coût de la formation et options de financement
Le coût de la formation varie selon le type d’établissement :
Plusieurs aides financières sont possibles :
« En tant que correcteur professionnel chez Rédaction-Mémoire, je rencontre régulièrement des étudiants en alternance qui cumulent 35 heures de travail en entreprise et des cours intensifs le soir ou le week-end. La fatigue s’accumule, et lorsque vient le moment de rédiger le rapport d’alternance ou un mémoire en économie, beaucoup se sentent débordés. Notre mission est de les soulager : nous prenons en charge la structuration, la rédaction ou la relecture pour qu’ils puissent livrer un document impeccable sans sacrifier leur santé. »
L’économie de la construction, un métier d’avenir ?
Si vous aimez résoudre des problèmes concrets, si vous avez un goût pour la technique et les chiffres, et si vous savez communiquer et négocier, alors l’économie de la construction est une voie prometteuse. Commencez par un BTS EEC pour acquérir les fondamentaux, puis enrichissez votre profil avec une licence professionnelle ou un master. Développez des compétences en BIM 5D, en analyse du cycle de vie (LCCA) et en gestion de projet. Restez curieux : assistez à des salons professionnels (Batimat, SIMI), suivez l’actualité du secteur (Le Moniteur, Batirama), et participez à des formations continues.
Les atouts du métier
Les défis à relever
Nos partenaires
Des partenariats forts qui garantissent les meilleurs chances de réussite à nos clients !





FAQ
Quelle est la différence entre l’économie de la construction et l’économie générale ?
L’économie générale étudie les phénomènes macroéconomiques (inflation, chômage, croissance, politiques monétaires) à l’échelle d’un pays ou du monde, en s’appuyant sur des modèles théoriques et des données agrégées (PIB, taux de chômage). Elle mène vers la recherche, les banques centrales ou les organisations internationales.
L’économie de la construction est une discipline appliquée au secteur du bâtiment. Elle utilise des concepts économiques (coût marginal, élasticité) pour des problèmes concrets tels que l’évaluation des coûts, la gestion budgétaire, la négociation avec les fournisseurs.
Peut-on intégrer le BTS EEC après un bac général ?
Oui. Les bacs généraux avec spécialités scientifiques (mathématiques, physique-chimie, SI) sont régulièrement admis, même si les bacs professionnels ou STI2D sont prioritaires.
Pour maximiser vos chances :
- Soignez votre lettre de motivation en expliquant votre attrait pour le bâtiment ;
- Mettez en avant vos bonnes notes en maths ;
- Réalisez si possible un stage d’observation ;
- Préparez un entretien montrant votre connaissance du métier (logiciels AutoCAD, Revit, Excel).
De nombreux bacheliers généraux réussissent brillamment en BTS EEC grâce à leur rigueur méthodologique et leurs compétences analytiques.
Quelles sont les alternatives au diplôme BTS EEC ?
Plusieurs parcours mènent aux métiers de l’économie de la construction :
- BUT Génie Civil – Construction Durable (Bac+3) : plus généraliste, avec des modules d’économie.
- Licence Professionnelle BTP (Bac+3, souvent en alternance) : spécialités variées (conduite de travaux, BIM).
- Écoles d’ingénieurs (ESTP, INSA) avec option économie ou management de projet (Bac+5).
- Formations courtes (CQP métreur, BIM 5D) pour la reconversion.
- Master universitaire en génie civil ou architecture (Bac+5).
Le BTS EEC reste le plus direct pour devenir opérationnel rapidement, mais ces alternatives offrent des niveaux de spécialisation et de reconnaissance variés.




